2 Commentaires sur “Conseils de lecture d’Alain Soral : octobre 2014

  1. Leon dit :

    je conseille aussi la lecture de La vie de Mahomet par Lamartine.
    Lamartine utilise un vocabulaire chrétien : il parle de pontificat, d’apôtre, de sacerdoce et d’assomption pour raconter l’histoire de Mahomet. Il s’attache à souligner toutes les ressemblances possibles avec le Christianisme. Aussi, sans oser répéter ce qu’il avait dit sur l’Islam à Vigny : L’Islam est un christianisme purifié, il met en valeur, au style direct, la réplique du roi chrétien d’Ethiopie accueillant des réfugiés musulmans, qui reflète parfaitement sa pensée : entre ce que tu viens de dire du Christ et ce qu’en dit notre religion, il n’y a pas l’épaisseur de ce brin d’herbe de différence ! Allez, et vivez en paix. A chaque fois qu’il le peut, Lamartine cite des chrétiens dans le sillage du Prophète. Utilisant la célèbre parabole du semeur il affirme : Le Coran fut évidemment dans son esprit la végétation de cette semence de l’Evangile jetée en passant par le vent du désert dans son âme. Le lecteur est peu à peu conduit à partager l’admiration de l’auteur pour le Prophète, et le terrain devient propice pour le rapprochement entre les deux civilisations, puisque cette animosité du vaste public occidental à l’égard de l’Islam était principalement due au discrédit jeté sur la personne même du Prophète. Il y a ” malentendu “. N’est-ce pas là la formule généralement usitée pour entamer une procédure de réconciliation ? Dans cet esprit, il dira : Si la grandeur du dessein, la petitesse des moyens, l’immensité du résultat sont les trois mesures du génie de l’homme, qui osera comparer humainement un grand homme de l’histoire moderne à Mahomet ? Un chef d’œuvre de conciliation : Mahomet y est décrit comme le plus grand des hommes. Cependant, Lamartine rappelle que le Christ est surhumain.

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