Un commentaire sur “À l’occasion de la rentrée, redécouvrir La Face cachée de l’école ! Entretien en cinq parties avec Arnauld de Tocquesaint

  1. Chacha dit :

    L’auteur parle de la réalité sociologique de l’Ecole et de l’Education nationale en général. En beaucoup de points, de part ma profession d’enseignante, ce constat est accablant, notamment sur la répartition des jeunes prof pour leurs premières affectations dans des ZEP, sur la nécessité de remettre en place une visée d’automisation des élèves. Pour beaucoup, qui prennent leur métier à coeur, c’est une tâche bien difficile à accomplir tant on a imbriqué l’instruction et l’éducation. Les parents et j’insiste de toutes catégories sociales, ne donnant pas une éducation complète de savoir être et de savoir vivre, notre tâche est devenue bien plus complexe puisqu’on nous demande d’éduquer littéralement l’enfant avec des séances d’éducation morale à la clé que l’on intègre dans les “nouvelles” méthodes d’apprentissage très discutables (en dehors des murs des écoles), ce qui en suspens, humilie aussi les parents d’élèves ( il ne faut pas l’oublier) et nous fait porter, nous enseignants, une immense responsabilité (et beaucoup de désagréments). En revanche, j’émet un certain bémol tout d’abord sur l’instrumentalisation des programmes qui, de tout temps à servit les intérêts des tout puissants mais aussi, et surtout, sur les établissements privés sous contrat, qui malheureusement dans leur ensemble, courbe l’échine devant l’Etat (puisque les salaires des enseignants dans le privé incombent au public), et donc où l’on retrouve la même dynamique que dans le public, avec peut être une infantilisation peut être encore plus grande, puisque réservées à des enfants de cadres, qui n’ayant pas de temps suffisants à consacrer à l’éducation des leurs, croient au “sésame anti chômage” et au sacro-saint accès direct aux grandes écoles pour répondre, non pas aux attentes professionnelles de leurs enfants, mais bien des leurs.
    Bien entendu, la réalité de l’emploi ne suit pas cette logique qui casse de plus en plus la classe moyenne et aisée.
    La réalité du privé sous contrat est malheureusement entrain de subir et d’offrir les mêmes prestations que le public (recours aux contrats CAE CUI,sous traitance aux salaires misérables des employés), aux suppléances,et à l’ appauvrissement intellectuel ou pour me défendre à la part bien trop lourde donnée à l’Education au détriment de l’Instruction. La seule chose qui reste à mes yeux encore valable dans le privé, c’est la formation des futurs enseignants, qui malheureusement une fois devenus titulaires, dans la grande majorité font le choix de passer leur concours dans le public par manque de poste dans le privé. Enfin, la dévalorisation du statut de l’enseignant du point de vue, et économique, mais aussi de manière plus générale, morale en fait un métier de plus en plus pénible, malgré tout le cœur que l’on met à l’ouvrage chaque jour pour faire de notre jeunesse de futurs adultes responsables, “civilisés” et au fait de la réalité du fameux “marché de l’emploi”, avec cette dévalorisation insupportable permanente des métiers de mains au nom de la devise de “l’Ecole pour tous”.Merci à vous Arnauld de Tocquesaint pour votre travail de dire tout haut ce que l’on pense tout bas par peur de la doxa et du système de la bien-pensance qui broie les canards boiteux aux idées trop rétrogrades mais qui, en substance, font passer l’intérêt de la Nation et donc par là, notre futur en réflechissant au sens premier de leur métier. A lire absolument pour mieux comprendre la réalité des professionnels de l’Education.

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